Pour une redéfinition des apprentissages et de leur évaluation
Élaborer des référentiels par domaines de compétences
16) Reconnaître l’éducation à la citoyenneté mondiale et l’éducation au développement durable – incluant l’apprentissage des Compétences psychosociales et de l’Économie Sociale et Solidaire – comme des domaines de compétences incontournables pour la conception des attendus nationaux.
17) Réunir une convention citoyenne pour l’éducation, sous l’égide du Parlement, chargée de définir les objectifs d’apprentissage sous forme de référentiels de compétences assorties d’échelles descriptives pour leur évaluation.
18) Poser, dans la loi, le principe de la révision décennale des référentiels de compétences.
Concevoir des modalités d’évaluation descriptive
19) Supprimer les examens de fin d’année scolaire et mettre en place les modalités de certification des apprentissages par les enseignants au travers d’une évaluation descriptive.
20) Supprimer la notation chiffrée à tous les niveaux de l’enseignement secondaire et mettre en place un scoring de fin de cycles 4 et 5 au collège et au lycée.
Rendre les élèves acteurs de leurs apprentissages
21) Imposer, aux différents niveaux de la scolarité, un volume horaire hebdomadaire dédié aux projets citoyens et durables des élèves, pris sur la marge d’autonomie pédagogique des établissements scolaires.
22) Modifier la composition des Conseils d’administration des collèges et des lycées afin d’amener la représentativité des élèves à hauteur de celles des parents et des enseignants.
23) Étendre l’autonomie pédagogique des établissements scolaires aux moyens dédiés à l’école inclusive afin de construire des parcours spécifiques pour les élèves à besoins particuliers.
Supprimer les paliers d’orientation
24) Inscrire le droit à l’éducation dans une approche territoriale faisant des écoles, collèges et lycées des établissements de service public de proximité ancrés dans les réalités de leur territoire.
25) Supprimer les procédures dérogatoires à la scolarisation dans l’établissement de secteur scolaire. Imposer la sectorisation scolaire stricte à l’ensemble des établissements scolaires financés par l’État en incluant les établissements privés sous contrat.
26) Supprimer les procédures d’affectation en confiant l’arbitrage des cas particuliers à l’exercice du droit à l’éducation aux établissements scolaires, selon des accords de gré à gré.